Joseph Pierre Auguste BESSON
Officier de Marine
Ascendance :
Fils d’Antoine-Paulin BESSON (1802-1850), lieutenant de vaisseau.
Carrière :
Entré dans la Marine en octobre 1860, aspirant de 2ème classe le 1er août 1862, aspirant de 1ère classe le 1er septembre 1864, enseigne de vaisseau le 1er septembre 1866, lieutenant de vaisseau le 23 janvier 1871, capitaine de frégate le 5 novembre 1883, capitaine de vaisseau le 1er avril 1890, contre-amiral le 8 février 1899, vice-amiral le 19 octobre 1903, a quitté le service actif en mai 1908.
Il navigue en escadre en 1866 sur le vaisseau-école de canonnage le Montebello, puis participe aux dernières opérations d’évacuation des troupes de l’expédition du Mexique à bord du transport à batterie la Saône en février 1867.
En 1867, il sert sur le transport-écurie l’Allier, puis, de 1869 à 1871, il exerce en Extrême-Orient les fonctions d’officier en second de la canonnière l’Aspic, chargée de dresser la carte d’une partie de la mer intérieure du Japon.
Il participe en 1875 à une campagne sur les côtes occidentales d’Afrique et dans l’Atlantique sud à bord de la frégate à hélice la Vénus.
De 1877 à 1879, il suit les cours de l’école des torpilles à Boyardville (Charente-Maritime).
Il reçoit le commandement de l’aviso à roues le Travailleur en 1879, puis il est nommé secrétaire du vice-amiral Henri-Jules-Noël-François GARNAUT, commandant l’escadre d’évolutions à bord de la frégate cuirassée le Colbert, et prend part à la campagne de Tunisie en juillet 1881.
En 1882, il commande le transport côtier la Caravane, puis est embarqué sur le cuirassé le Marengo en qualité de commandant en second.
De 1884 à 1886, il commande en second la frégate mixte l’Iphigénie, bâtiment-école d’application des aspirants de la Marine à Brest.
En 1886-1887, il est affecté à la Défense mobile de Rochefort.
Commandant en 1888-1889 de l’éclaireur d’escadre le Milan, il est ensuite commandant en second du cuirassé d’escadre le Formidable.
Il commande en 1891-1893 le croiseur le Dubourdieu, qui arbore la marque du contre-amiral PARRAYRON, commandant de la division navale du Pacifique, puis, de 1893 à 1896, le cuirassé d’escadre le Brennus au sein de l’escadre de la Méditerranée et enfin, de 1896 à 1898, la frégate mixte l’Iphigénie, navire-école d’application des enseignes de vaisseau.
Promu contre-amiral, il commande la Marine à Marseille à partir de février 1899, puis la division de réserve de l’escadre de la Méditerranée sur le Brennus en août 1901.
Il est nommé président de la Commission des transports en 1902.
De février 1905 à mai 1908, il exerce les fonctions de préfet maritime de la 1ère région, à Cherbourg. À ce titre, il accueille, le 14 juin 1907, le président de la République Armand FALLIĖRES, ainsi que le roi FREDERIK VIII et la reine LOUISE de Danemark, venus visiter le port et assister à une revue navale.
Membre de la Société centrale de sauvetage des naufragés.
Grand officier de la Légion d’honneur le 5 juin 1908.
Sociétés d’appartenance :
Membre refondateur de l’Académie de Marine (Section militaire) le 28 octobre 1921, président en 1934-1935.
Président de la Société des études coloniales et maritimes en 1911.
Source biographique :
TAILLEMITE (Étienne), Dictionnaire des marins français, Tallandier, 2002.
Œuvres principales :
Il écrivit en 1910 dans Le Petit Journal un éditorial devenu fameux par la suite sur la violation prévisible de la neutralité de la Belgique par l’Allemagne en cas de guerre et publia d’autres articles dans la Revue des questions coloniales et maritimes de mars 1912 et Le Mois littéraire et pittoresque d’août 1915.
– La marina francesa durante cuarenta meses de guerra naval, Madrid, P. Orrier, 1918.
– Souvenirs du Japon, dans Communications et mémoires de l’Académie de Marine, tome XI, 1932, p. 165-172.