Maurice AMMAN
Officier de Marine
Ascendance :
Fils d’un chef d’escadron de l’artillerie coloniale.
Carrière :
Entré à l’École navale en octobre 1923, enseigne de vaisseau de 2ème classe le 1er octobre 1925, enseigne de vaisseau de 1ère classe le 1er octobre 1927, lieutenant de vaisseau le 7 octobre 1931, capitaine de corvette le 31 décembre 1940, capitaine de frégate le 1er juillet 1944, capitaine de vaisseau le 1er juillet 1949, contre-amiral le 1er septembre 1955, vice-amiral en septembre 1959, vice-amiral d’escadre en octobre 1961, amiral en octobre 1964, admis dans la 2ème section du cadre des officiers généraux fin octobre 1965.
Le 3 septembre 1926, il embarque sur le cuirassé la Lorraine, puis sur le torpilleur l’Orage, puis à nouveau sur la Lorraine, dans l’escadre de la Méditerranée.
En 1929, il rejoint l’aviso L’Inconstant à Saigon et patrouille sur les côtes d’Indochine jusqu’à son retour en métropole en mai 1931, après lequel il suit à Toulon les cours de l’École des officiers électriciens et torpilleurs. À sa sortie, il sert en 1932-1933 sur le cuirassé la Provence, en refonte à Brest.
Le 1er septembre 1933, il embarque sur le croiseur le Dupleix qui rejoint Toulon, puis il passe, le 2 octobre 1935, sur le contre-torpilleur le Gerfaut, à bord duquel il exerce les fonctions de chef du service « électricité » et d’officier torpilleur, puis, à partir du 20 janvier 1937, il sert alternativement sur les contre-torpilleurs le Tigre et le Lion, rattachés à la Commission d’études pratiques de lancement des torpilles.
Du 1er juin 1939 au 23 décembre 1939, il participe à bord du Tigre à des escortes de convois dans l’océan Atlantique
Le 15 1940, il embarque à Saint-Nazaire sur le cuirassé le Jean Bart, en cours d’achèvement, en qualité de chef du service « électricité », il prend part à la célèbre évasion de son bâtiment hors de la Loire à (18-19 juin 1940) sous les bombardements allemands.
Après l’arrivée du Jean Bart à Casablanca, il est nommé, le 15 septembre 1942, commandant en second du contre-torpilleur l’Albatros, et, en novembre suivant, il participe aux combats contre les forces navales anglo-américaines, au cours desquels son bâtiment subit de graves dommages, mais qu’il parvient à maintenir en état de combattre jusqu’au bout.
Nommé au commandement de l’aviso La Boudeuse le 7 avril 1943, il contribue à l’escorte des convois dans la Méditerranée et à l’opération de reconquête de la Corse.
Le 14 avril 1944, il rejoint l’état-major particulier du contre-amiral LEMONNIER, Chef d’état-major général de la Marine, et participe à l’organisation des opérations de débarquement sur les côtes de Provence (15 août 1944). Rentré à Paris le 15 septembre 1944, il prend les fonctions de chef de cabinet du Chef d’état-major de la Marine il est associé aux mesures de remise en état progressive des moyens de la Marine en métropole (ports et arsenaux), sans oublier l’entretien des bâtiments de guerre restants.
Du 1er mai 1946 au 4 juillet 1947, il commande le contre-torpilleur le Hoche et remplit des missions de présence sur les côtes d’Afrique, du Maroc et d’Algérie, puis il est professeur à l’École de guerre navale jusqu’au début de janvier 1950.
Le 2 janvier 1950, il se rend à Washington où il siège au sein de la délégation française du Groupe permanent du Comité militaire du Pacte atlantique jusqu’en septembre 1951, à l’époque où sévit la guerre de Corée.
Du 15 septembre 1951 au 20 août 1952, il exerce le commandement du croiseur la Jeanne d’Arc et de l’École d’application des enseignes de vaisseau.
Chargé le 20 août 1952 du bureau des affaires alliées à l’État-major général de la Marine, il est nommé, le 1er septembre 1955, attaché naval à Londres où il restera jusqu’en septembre 1958 et où il aura à gérer, de juillet à novembre 1956, les péripéties de la crise de Suez.
Commandant de l’École de guerre navale à partir du 10 septembre 1958, il occupe ensuite le poste de préfet maritime de la 1ère région (Cherbourg) du 1er juin 1959 au 2 octobre 1960.
Nommé, le 3 octobre 1960, au commandement de la base stratégique de Bizerte, il assure la défense victorieuse de celle-ci contre l’offensive de l’armée tunisienne du 19 au 23 juillet 1961 et reçoit les félicitations du général DE GAULLE.
Du 20 décembre 1961 au 16 octobre 1965, il est préfet maritime de la 2ème région (Brest) et il quitte le service actif le 29 octobre 1965.
Conseiller des Constructions mécaniques de Normandie, à Cherbourg.
Fondateur du Cercle de la mer, à Paris, en 1971-1972.
Membre de l’Institut français de la mer.
Membre de la Commission de développement économique régionale de Bretagne.
Grand officier de la Légion d’honneur en 1962.
Sociétés d’appartenance :
Membre titulaire de l’Académie de Marine (section Marine militaire) le 8 janvier 1965. Président de l’Académie en 1975-1976.
Fondateur, le 1er janvier 1968, de la Société nationale de sauvetage en mer, créés par la fusion de la Société centrale de sauvetage des naufragés et des Hospitaliers sauveteurs bretons, il en est le premier président.
Sources biographiques :
AMMAN (Maurice), Amiral Maurice Amman 1904-1988. Mémoires, texte dactylographié, s. l. n. d.
LACOSTE (Amiral Pierre), Éloge de Monsieur l’amiral Maurice Amman, Académie de Marine, Communications et mémoires, Année académique 1989-1990, n° 2 (janvier-mars 1990), p. 81-85.
TAILLEMITE (Étienne), Dictionnaire des marins français, Tallandier, 2002.